A

Abrasif

Matériau à projeter défini selon sa forme, sa dureté et sa compatibilité avec le subjectile. Différents types d’abrasif sont utilisés en traitement de surface : corindon, billes de verre, d’acier…


Abrasion

Usure par déplacement de matière produite par des particules dures ou des protubérances dures.


Acier Doux

Acier dont le taux de carbone varie de 0.15 à 0.20%. La résistance de rupture en traction est égal à 400N/mm². C’est l’acier courant de construction qui peut être étiré sous forme de poutrelles, profilés, tôles…


Acier HLE

Acier thermomécanique dont la limite élastique est égale ou supérieure à 355 N/mm² et qui présente une aptitude au soudage améliorée par rapport aux aciers normalisés.


Acier inox austénitique

Acier à base de chrome et de nickel. Le plus courant est formé de 18% de chrome et de 8% de nickel. Ils présentent une bonne résistance corrosion et peuvent être durcis par écrouissage. Leur structure est cubique faces centrées.


Acier inox ferritique

Ces aciers peuvent contenir entre 12 et 30% de chrome. Ils possèdent une structure cubique centrée


Acier inox martensitique

Acier dont la teneur en chrome est comprise entre 12 et 17%. La teneur en carbone est limitée à  1.1% mais en général ne dépasse pas 0.2%.


Acier inox

Comprend un ensemble de familles d'alliages à base de fer dont la principale propriété est la résistance à la corrosion généralisée.


Acier moulé

Acier obtenu en utilisant les techniques de la fonderie qui consiste à couler un alliage de composition donnée dans un moule


Aciération

Dépôt d'acier par projection à chaud.


Activation

Le principe consiste à créer des sites actifs sur la surface du matériau par transformation ionique des solutions retenues dans les porosités.


Adhérence

Force d'attraction entre un revêtement et le substrat.


Adhérisation

Technique consistant à  faire adhérer du caoutchou à une pièce mécanique.


Aluminage par métallisation au pistolet

Revêtement d'aluminium effectué par métallisation au pistolet.


Alumine

Terme utilisé pour désigner l'oxyde d'aluminium.


Aluminiage à chaud ou au trempé

Recouvrement par immersion dans un bain d'aluminium ou d'alliage d'aluminium fondu.


Aluminiage

Terme général désignant tout procédé de formation d'un revêtement d'aluminium sur une surface.


Aluminisation

Traitement thermochimique de diffusion auquel est soumis un produit ferreux et qui a pour objet l'obtention d'un enrichissement superficiel en aluminium.


Aluminium

Revêtement métallique pouvant être obtenu par différentes techniques. Métal de base léger utilisé comme substrat.


Anaphorèse

Procédé d'application de revêtement organique qui s'apparente au procédé d'électrolyse pour l'obtention de dépôt métallique. Les particules de peintures sont en suspension ou en solution dans l'eau. En appliquant une différence de potentiel, ces particules se dirigent vers une électrode constituée par l'échantillon à revêtir (l'anode) où elles précipitent en formant un film insoluble dans l'eau à la surface de l'objet à peindre. Les pièces sont ensuite égouttées, séchées puis cuites; la température de cuisson est  fonction de la nature du liant utilisé.


Anode

Pièce de métal, chargée positivement, immergée dans un bain de traitement électrolytique à laquelle est fixée le métal sacrificiel.


Anodique

Se dit d'un dépôt dont le potentiel dans un milieu donné est plus négatif que celui du substrat.


Anodisation

Dépôt d’une couche superficielle protectrice d’alumine (15 à 24 microns) de teinte naturelle ou colorée par traitement en bain électrolytique. Il existe plusieurs types d'anodisation (dure, chromique, sulfurique….) lesquelles peuvent être suivies d'une opération de colmatage. Voir aussi oxydation anodique.


Apprêt

Produit favorisant l’accroche d’une peinture sur une pièce ainsi que sa résistance corrosion.


Argent (placage)

Recouvrement par application sur le métal de base d'une feuille d'argent.


Argenture chimique

Dépôt d'argent (par déplacement) obtenu par immersion.


Argenture électrolytique

Dépôt électrolytique d'argent.


Argenture par métallisation au pistolet

Recouvrement par projection d'argent fondu au pistolet.


Argenture

Terme général désignant tout procédé de formation d'un revêtement métallique d'argent sur une surface


Arrêté du 30/06/2006

Il aborde la prévention de la pollution des eaux, de la pollution atmosphérique, les aspects concernant les déchets et les pollutions accidentelles de l’installation de traitement de surface. Il réglemente également la surveillance des rejets de l'industriel.


Attaque anodique

Attaque électrolytique d'une surface métallique en bain acide ou alcalin, la pièce étant placée à l'anode, en vue de préparer la surface pour obtenir l'adhérence d'un dépôt électrolytique.


Autorisation d’exploiter

Document administratif devant être détenu par une entreprise réalisant des opérations de traitements de surface par voie humide (plus de 1500 litres de bains pour le  traitement de surface ou 1000 litres pour la galvanisation à chaud …). Ce document est obtenu à l’issu de l’étude d’un dossier comprenant étude d’impact, étude sanitaire, étude de danger, enquête publique… Ce document est régulièrement mis à jour par la Préfecture et le respect des dispositions est contrôlé par la DIRRECTE.


Avivage

Polissage léger destiné à rendre brillant une surface métallique ternie par un film.

AJoseph Membré
B

Bain mort

Technique utilisée pour obtenir un revêtement en plongeant les pièces dans un bain. Le dépôt peut être réalisé à l’attache, au tonneau, ceci, sans apport de courant.


Bain de traitement de surface

Phase aqueuse dans laquelle les pièces sont immergées pour recevoir un traitement.


Bichromatage

Traitement de conversion chimique ou électrolytique effectué en bain aqueux contenant des composés du chrome, s'appliquant sur zinc, cadmium, aluminium, argent, cuivre, étain. La surface du métal subit une modification chimique et il se forme une couche de conversion régulière et uniforme constituant une barrière vis à vis des éléments de corrosion. Selon la teneur en Cr VI du bain, la couleur de la couche de chromatation peut être jaune, verte…


Blanc

Passivation de couleur blanc-bleuté appliquée sur dépôt électrolytique de zinc en vue de retarder l'apparition de rouille blanche et de rouille rouge.


Boruration

Cémentation par le bore effectuée en bain de sels ou en phase gazeuse entre 850 et 1200°C permettant d'obtenir une couche superficielle de borures de fer, très dure sur les métaux ferreux (aciers aux carbone alliés, fonte et alliages de titane).


Brasage

Le brasage est une opération d'assemblage de pièces métalliques à l'aide d'un métal d'apport ayant une température de fusion inférieure à celle des pièces à braser. Ce traitement peut notamment servir pour concevoir des pièces complexes, pour assembler des matériaux de nature différente, pour assembler des matériaux qui ne sont pas toujours soudables. Cette opération peut se réaliser sous atmosphère en four à tapis, ou en four sous vide.


Brillantage chimique

Opération consistant à éliminer sur les surfaces métalliques (aluminium, cuivre) des reliefs microscopiques, se traduisant par l'obtention de surface brillante. 


Bronzage

Oxydation superficielle des objets d'art en bronze et plus généralement en cuivre et des alliages de cuivre procurant une teinte se rapprochant de la patine naturelle du bronze dans l'air atmosphérique.


Bronze blanc

Dépôt de bronze utilisé en joaillerie en remplacement du nickel.


Bronze

Alliage de fonderie de cuivre et d'étain (3 à 20% en étain).


Brouillard Salin

Test destructif mesurant la tenue du revêtement en heures avant apparition de rouille blanche ou de rouille rouge d’une pièce placée dans une enceinte hermétique et à l’intérieur de laquelle on vaporise une solution de chlorure de sodium à 35g/L qui se condense sur les pièces à traiter.


Brunissage

Traitement de surface des aciers permettant d'obtenir une coloration noire par oxydation superficielle.

Oxydation superficielle des pièces en acier par immersion dans des solutions alcalines à chaud, assurant une teinte noire ou bleue utile à certains usagers. Le traitement est employé pour ses qualités esthétiques, la résistance à la corrosion étant relativement faible. Sur acier inox, l'aspect obtenu est également noir et la tenue à la corrosion est satisfaisante


BJoseph Membré
C

C.O.V

Composé organique volatil


C.V.D

(Chemical Vapor Deposition) : Procédé thermochimique permettant d'obtenir des couches de carbure ou nitrure. Les matières premières nécessaires à la réaction sont amenées sous forme gazeuse sur la surface préalablement chauffée du matériau où elles se déposent en une couche mince et compacte. La température du dépôt dépend du matériau de base.

Le C.V.D permet d'obtenir une grande variété de dépôt, présentant en général une haute dureté et une bonne résistance à la corrosion.

Le principal inconvénient du CVD est qu'il nécessite le plus souvent des températures relativement élevées, ce qui limite les possibilités d'emploi sur de nombreux substrats.


Cadmiage électrolytique

Dépôt électrolytique de cadmium effectué en vue d'une protection contre la corrosion.


Cadmiage par métallisation au pistolet

Recouvrement par projection de cadmium fondu au pistolet.


Cadmiage

Terme général désignant tout procédé de formation d'un revêtement métallique de cadmium sur une surface.


Cadmium

Métal déposé réputé pour sa tenue à la corrosion, le cadmium constitue une protection de choix à utiliser dans les ambiances agressives. Les pièces cadmiées reçoivent une passivation blanche ou colorée qui augmente la résistance à la corrosion. Néanmoins compte tenu de sa toxicité, l'utilisation de ce revêtement est mise en péril à plus ou moins court terme. Il reste cependant très utilisé dans les secteurs de l'armement et de l'aéronautique.


Calamine

Pellicules d’oxyde de fer qui se forme à la surface des barres ou tôles au cours du laminage à chaud et qui doit être éliminée (par brossage, sablage, grenaillage, décapage chimique) avant mise en peinture.


Calorisation

Procédé thermochimique de diffusion superficielle d'aluminium dans l'acier afin d'augmenter sa résistance à la corrosion à chaud.


Carat

Quantité d'or fin contenue dans un alliage de ce métal exprimée en 24ème de la masse totale: 1 carat = 41.666 g d'or/kg.


Carbonituration

Diffusion superficielle par voie thermique de carbone et d'azote dans les pièces en acier, afin de leur conférer par trempe ultérieure une très grande dureté superficielle compatible avec l'absence de fragilité de l'ensemble. La présence d'azote permet de tremper à l'huile des aciers normalement trempés à l'eau dans le traitement de cémentation proprement dit.


Cataphorèse

Système d'application de peinture qui permet de déposer partout, aussi bien dans les creux que sur l'extérieur une couche de peinture uniforme. La pièce à revêtir constitue la cathode. Les revêtements ainsi obtenus résistent très bien au brouillard salin.


Cathode

Pole négatif auquel est relié la pièce à traiter.


Cellule de HULL

Technique électrolytique permettant de réaliser une multitude d'essais dans un laps de temps relativement court. La cellule de Hull est une cuve de section trapézoïdale d'un volume de 250 ml. Cette technique permet, en un seul essai, de réaliser une étude sur une large plage de densité de courant afin de connaître l'influence d'un paramètre (température, pH, concentration des agents organiques…).


Cémentation gazeuse

La cémentation est un traitement thermochimique d'enrichissement superficiel par diffusion pour atteindre sur des aciers à bas carbone une teneur en carbone superficielle de l'ordre de 0,6 à 0,9%. Elle s'effectue en milieu gazeux riche en CO, à des températures comprises entre 900 et 950°C. La cémentation ne peut être réalisée que sur des aciers alliés dans les nuances suivantes: 10NC6 - 16NC6 - 20NC6-16MC5 - 20MC5 - 27MC5-18CD4 - 20CD4  -25CD4 -18NC11 - 14NC11 - 16NCD13-18NCD6 - 20NCD2.


Céramique

Gamme de matériaux fabriqués à  partir d'argiles, oxydes purs, verres, carbures, nitrures, borures, ciment, bétons ou matériaux carbonés.


Cermets

Complexes métal/céramique qui présente des caractéristiques ductiles et réfractaires améliorées par rapport au métal ou à la céramique non alliée.


Choc thermique

Test consistant à placer une pièce traitée pendant une heure à 120°C pour mesurer la résistance à la chaleur.


Chromage

Terme général désignant tout procédé de formation d'un revêtement métallique de chrome sur une surface.


Chromage décoratif

Dépôt électrolytique de chrome brillant, généralement de moins d'un micron d'épaisseur, exécuté sur sous couche de nickel seul ou sous couche de cuivre et de nickel, préalablement polie et avivée, dans le but de protéger ces sous-couches du ternissement.


Chromage dur

Dépôt électrolytique direct, sans interposition d'un autre dépôt, d'une couche de chrome à adhérence moléculaire de quelques microns à plusieurs dixièmes de millimètres et d'une dureté supérieure à 800 Vickers. Le dépôt est réalisé dans un but mécanique. Le chromage dur peut aussi être utilisé pour la protection contre la corrosion. Dans ce cas, il est nécessaire de réaliser une sous-couche avant chromage.


Chromage noir

Dépôt mixte de chrome et d'oxyde de chrome parfois imprégné d'huile ou de cire pour en améliorer l'aspect et le caractère protecteur.


Chromatation

Traitement de conversion en milieu chromique formant un film de chromates complexes sur le substrat, ceci dans le but d'augmenter la résistance à la corrosion.


Chromisation

Procédé thermochimique permettant de conférer au substrat résistance à l'usure, protection anti-corrosion… par diffusion de chrome ou de carbures de chrome à la surface d 'objets métalliques.


CO2 supercritique

A l'état supercritique (au delà de 7 bars et de 35°C), intermédiaire entre liquide et gaz, le CO2 supercritique présente des propriétés solvant, ajustable en  faisant varier la température et la pression. Le CO2 supercritique est notamment employé dans le domaine de la connectique et de la microélectronique.


Cobaltage

Dépôt électrolytique de cobalt.


Co-dépôt

Revêtement composite métal-particules élaboré par co-dépôt chimique ou électrochimique à partir d'une suspension de particules dans un électrolyte.


Coefficient de frottement

Quotient de la force tangentielle qui s'oppose au mouvement entre deux corps par la force normale qui les appuie l'un sur l'autre. Ce terme est particulièrement utilisé en traitement de surface pour l’automobile. Il est spécifique de chaque type de traitement de surface.


Coil coating: (prélaquage de bandes)

Tôle d'acier ou d'aluminium traitée en continue qui reçoit dans la même installation la préparation de surface, l'application du système de peinture sur les deux faces et la cuisson


Colmatage

Opération pratiquée après anodisation (eau claire ou à base de chromates) sur alliages légers afin de "refermer" les pores de la couche et d'améliorer les propriétés anti-corrosion.


Coloration

Traitement conférant une teinte particulière à un létal par conversion chimique ou électrolytique ou par imprégnation d'une substance organique ou minérale dans une couche de conversion.


Corindonnage

Traitement mécanique de surface réalisé par projection au moyen d'air comprimé, de grains de corindon permettant d'effectuer une opération de décapage.


AviCorrosion caverneuse (par crevasse, sous joint ou sous dépôt)vage

forme d'attaque associée à la présence de petits volumes de solutions stagnantes.


Corrosion galvanique

Effet résultant du contact entre deux métaux ou alliages différents dans un environnement corrosif conducteur.


Corrosion par piqûres

L'attaque se limite à des piqûres pouvant progresser en profondeur alors que le reste de la surface est intacte.


Corrosion sèche

La corrosion sèche des métaux est une réaction entre ceux-ci et les gaz qui les entourent. Ce type de corrosion entraîne notamment des problèmes de tenues aux hautes températures.


Corrosion

Dégradation des matériaux sous l'action du milieu ambiant.


Coulométrie

Principe qui consiste à effectuer localement sur la pièce à mesurer la dissolution du revêtement (électrolyse inverse) à partir d'une mini cellule d'électrolyse. Le temps de dissolution est une grandeur convertie en microns selon la loi de Faraday.


Cuivrage chimique

Dépôt de cuivre par déplacement, obtenu sur certains métaux par immersion dans une solution appropriée.


Cuivrage électrolytique

Dépôt électrolytique de cuivre réalisé  soit en couche mince à titre de première sous couche pour le chromage décoratif, soit en couche épaisse pouvant dépasse le millimètre.


Cuivrage par métallisation au pistolet

Recouvrement par projection de cuivre fondu au pistolet.


Cuivrage

Terme général désignant tout procédé de formation d'un revêtement métallique de cuivre sur une surface.


Cuivreux

Métaux à base de cuivre : bronze, laiton…


Cyanuration

Cémentation par un mélange de sels fondu contenant des cyanures et ayant pour résultat la fixation superficielle de carbone et d'azote.

CJoseph Membré
D

D.C.O

Demande chimique en oxygène (exprimée en mg/l d'O2). Elle caractérise la quantité de dioxygène que l'effluent peut consommer au cours d'une réaction d'oxydation, en milieu bichromaté, à chaud, en présence d'un catalyseur.


D.L.C (diamant base carbone)

Revêtement de carbone très dur élaboré sous vide.


D.I.R.E.C.C.T.E

Directions régionales des entreprises, de la concurrence de la consommation, du travail et de l’emploi. Sous l'autorité du préfet, elle est chargée de l'inspection des installations classées pour la protection de l'environnement.


Décalaminage

Enlèvement, par un procédé chimique ou mécanique, de la couche d'oxydation produite par un traitement thermique.


Décapage électrolytique

Ce traitement  réalisé en milieu sulfurique ou phosphorique avant pré-nickelage de Wood et revêtement ultérieur permet d'activer la surface des aciers inoxydables et superalliages. Le décapage électrolytique utilise alternativement des réactions d'oxydo-réduction en phase anodique ou cathodique. Lors du décapage en phase anodique, il se produit un dégagement d'oxygène à l'anode qui permet de décoller la pellicule d'oxyde, de transformer par oxydation les oxydes en les rendant plus solubles.


Décapage mécanique

Procédé destiné à éliminer les traces d'oxydes, calamines, sable en mettant en contact ou en projetant un matériau abrasif sur la surface du substrat et provoquant une modification de cette surface.


Décapage

Etape de préparation de surface permettant l'élimination des couches superficielles de métal amorphe ou l'obtention d'une surface rugueuse par voie chimique, électrochimique ou mécanique.


Déchets banals

Déchets issus d'une entreprise qui, par leur nature, peuvent être traités ou stockés dans les mêmes installations que les déchets ménagers (déchets métalliques, plastiques, emballage papier non souillés).


Déchets dangereux

(anciennement DIS): Déchets figurant en raison de leurs propriétés dangereuses sur une liste fixée par décret, ne pouvant être déposés dans des installations de stockage recevant d'autres catégories de déchets (boues d'hydroxydes métalliques, résidus de sablage, de bains, emballage, chiffons souillés…)


Déchromatation

Action de réduire le chrome VI en chrome III moins toxique.


Décontamination

Passivation sur acier inoxydable dont le but est d'améliorer la résistance à la corrosion.


Décyanuration

Action de transformer les cyanures (CN-) très toxiques en cyanates (CNO-) qui sont moins toxiques.


Dégazage

Traitement thermique comportant un maintien à température pendant une durée suffisante pour permettre le dégagement d'un gaz (en général de l'hydrogène) inclus dans le métal sans en modifier la structure. Le dégazage se fait notamment après une opération de revêtement électrolytique ou après une opération de décapage par un traitement de deux heures minimum dans un four à 200°C.


Dégraissage

Elimination des huiles et graisses se trouvant à la surface des pièces destinées à recevoir un revêtement. Plusieurs procédés peuvent être envisagés: dégraissage aux solvants organiques, aux lessives alcalines métalliques ou dégraissage dans des bains alcalins par électrolyse.


Dépassivation

Le principe consiste à créer des sites actifs sur la surface du matériau par réduction chimiques des oxydes superficiels formés au cours du traitement précédent.


Dépôt chimique

Revêtement obtenu par réaction chimique à la surface du métal de base dans un bain approprié sans apport de courant.


Dépôt électrolytique

Revêtement obtenu par déposition d'un métal ou alliage sur le métal de base placé en cathode lors de l'électrolyse d'un électrolyte approprié.


Dépôt sous vide

Le dépôt sous vide et particulièrement les dépôts physiques en phase vapeur réalisés par pulvérisation cathodique magnétron, permettent de déposer en couche mince une grande variété de métaux, alliages ou composés sur toutes pièces finies en métal, plastiques, verre, céramique…


Dérochage

Nettoyage réalisé après soudage ayant pour but d'enlever l'oxydation ou de dissoudre le borax vitrifié qui recouvre les pièces métalliques, sans apport de courant.


Directive cadre sur l'eau

(23/10/00): Cette directive a pour objet d'établir un cadre pour la protection des eaux de surface, souterraines et côtières et pour la reconquête des milieux aquatiques dont le but est la réduction ou l'arrêt des émissions, rejets et pertes, ceci passant par une sélection des substances prioritaires, l'établissement de normes de qualité et le contrôle des émissions.


Directive IED (ex directive IPPC)

Cette directive européenne s'inspire  de la législation française sur les installations classées. Elle fixe les normes de rejets minima tout en condamnant le transfert de pollution. Elle concerne les installations de plus de 30 m3. Elle est applicable à tous les pays de l'union européenne.


Directive SEVESO

Arrêté du 10/05/00 modifié prenant en compte le volume des bains et leur toxicité afin d’effectuer un classement dans les rubriques dites substances (rubriques 4000).


Document BREF STM

Documents de référence sur les meilleures techniques disponibles. Ils font notamment un état des lieux des techniques utilisées puis sélectionnent les meilleures techniques disponibles dans des conditions économiquement et techniquement viables. Lorsque le BREF STM aura été révisé, les conclusions MTD seront d’application réglementaire. Elles pourront se substituer aux arrêtés ministériels.


Dorure (placage)

Recouvrement par application sur le métal de base d'une feuille d'or.


Dorure chimique

Dépôt d'or par déplacement obtenu par immersion.


Dorure électrolytique

Dépôt électrolytique d'or


Ductilité

Capacité d’un matériau à se déformer plastiquement sans se rompre.


Dureté

La dureté ou microdureté caractérise la résistance à la déformation. Elle est déterminée par la mesure de la profondeur ou de la longueur d'une empreinte créée par l'action d'un pénétrateur.

DJoseph Membré
E

Ebavurage électrochimique

Il permet d'enlever le métal à un endroit précis de la pièce, quelque soit sa forme, sans altérer ses caractéristiques physiques et chimiques n'occasionnant ni effort mécanique, ni échauffement. Son principe est basé sur la loi de FARADAY et consiste à appliquer un courant électrique à l'ensemble pièce-outil, l'électrolyte injecté servant de milieu conducteur. Par effet de pointe, la dissolution du métal se fera d'abord sur la bavure qui va s'amenuiser dans le temps. On pourra aller jusqu'à l'usinage d'un rayon. L'isolement des parties non actives permet de préserver la géométrie et les tolérances de la pièce.


Ebavurage thermique

L'ébavurage thermique consiste à enlever, par combustion de la matière, les bavures, apparaissant lors de la fabrication de la pièce. Les pièces sont placées dans une enceinte fermée dans laquelle on introduit un mélange d'oxygène et de méthane. Ce mélange est comprimé, puis mis à feu par l'étincelle d'une bougie. La durée de combustion est d'environ 20 millisecondes, la température atteignant 2500 à 3500°C. Compte tenu de la très courte durée de combustion, les pièces ne subissent qu'un échauffement minime (environ 70°C). Par contre, toutes les parties de pièces présentant une très grande surface par rapport à leur faible volume, ce qui est le cas des bavures, sont brûlées.  La répartition uniforme du gaz dans la chambre d'ébavurage permet de traiter les orifices et logements même dans les endroits les plus inaccessibles à condition que le mélange gazeux puisse circuler.


Ecrouissage

Durcissement d’un métal sous l’effet de sa déformation plastique.


Effet Corona

Le principe consiste à créer des sites actifs en surface des matières plastiques par courants hautes fréquences pour permettre l'adhérence des peintures.


Effluents

Fluides liquides ou gazeux issus des ateliers de traitements de surface.


Electrocoagulation

Le principe consiste à coaguler les polluants grâce à une électrolyse à anode métallique consommable.


Electrolyse au tampon

Dépôt sélectif réalisé à l'aide d'un tampon, d'une solution et d'un générateur de courant. Le principe consiste à appliquer manuellement le tampon sur la zone à revêtir. L'électrolyse au tampon peut être réalisée comme dépôt direct ou en réparation (rayures profondes, reprise de côtes…).


Electrolyte

Fluide conducteur constitué en général par une dissociation de composés dans lequel la propagation du courant est attribuée au mouvement des ions produit par la dissociation.


Electrophorèse

Procédé d'application de revêtement organique qui s'apparente au procédé d'électrolyse pour l'obtention de dépôts métalliques. Les particules de peinture sont chargées électrolytiquement et sont en suspension ou en solution dans l'eau. En appliquant une différence de potentiel, ces particules se dirigeront vers une électrode constituée par l'échantillon à revêtir où elles formeront un film insoluble dans l'eau à la surface de l'objet à peindre. On distingue l'anaphorèse (pièce placée en anode) de la cataphorèse (pièce placée en cathode).


Electrostatique

Courant haute tension utilisé pour attirer peinture ou poudre sur les pièces à traiter : les pièces sont à la masse et le produit est chargé d’électricité statique.


Emaillage

Revêtement vitrifié composé de minéraux facilement fusibles tel que le quartz, borax, feldspath additionnés d'oxydes métalliques et de colorants.


Enduction

L'enduction est l'application sur un filet d'un produit permettant, lors de la réalisation de l'assemblage, d'assurer une fonction d'étanchéité et/ou de blocage.


Epargne

Action de protéger une partie d’une pièce afin qu’elle ne reçoive pas de traitement (traitement sélectif). L’épargne peut se faire à l’aide de scotch, de bouchons, de vernis…


Epoxy

Type de peinture à base de résine époxy présentant une très bonne résistance aux intempéries, une très bonne adhérence sur le support, et une résistance à l'abrasion élevée. On parle aussi de revêtement thermodurcissable.


Erosion

Usure d'un matériau en mouvement relatif par rapport à un liquide.


Etamage

Terme général désignant tout procédé de formation d'un revêtement métallique d'étain sur une surface.


Etamage à chaud

Recouvrement d'une pièce par immersion dans un bain d'étain fondu.


Etamage chimique

Déposition d'étain par déplacement, obtenu sur certains métaux, par immersion dans une solution appropriée, l'épaisseur étant généralement inférieure au micron.


Etamage électrolytique

Dépôt électrolytique d'étain


Etamage par métallisation au pistolet

Recouvrement par projection d'étain fondu au pistolet


Etude d'impact

Document descriptif et prospectif, inclus dans le dossier de demande d'installation classée dont le but est d'identifier, de prendre en compte et d'anticiper les effets de l'installation sur le milieu naturel et humain.


Etude de danger

Document destiné à favoriser la prise en compte des risques industriels en obligeant l'exploitant à analyser les risques de son installation.


Etuvage

Action de passer une pièce traitée ou en cours de traitement dans une enceinte chauffée dans le but de faire s’évaporer des solvants (peinture) ou de réduire les tensions du dépôt.


EJoseph Membré
F

Fatigue

Phénomène d'endommagement produit par des cycles répétés d'efforts entre deux surfaces en mouvement souvent à l'origine de rupture de pièces.


Ferrage

Terme général désignant tout procédé de formation d'un revêtement métallique d'une surface par du fer.


Ferrage électrolytique

Dépôt électrolytique de fer.


Fer blanc

Tôle de fer recouverte d'une couche d'étain


Filmogène

Vernis créant un film protecteur sur une pièce afin d’augmenter sa résistance corrosion, sa résistance aux chocs ou son coefficient de frottement.


Flammage

Le principe consiste à créer des sites actifs par flamme oxydante en surface des matières plastiques pour permettre l'adhérence des peintures.


Fleurage

Aspect uniforme et brillant de la galvanisation à chaud.


Fluorescence X

Méthode de contrôle des épaisseurs.


Fluage

Déformation plastique évoluant dans le temps.


Fluxage

Opération consistant à soumettre la pièce à un milieu corrosif dont l'action facilitera la réaction entre le métal liquide (zinc ou étain) à déposer et le métal de base de la pièce pour développer une mince couche de composé intermétallique entre le métal à déposer et le substrat.


Fragilisation par l'hydrogène

L'hydrogène sous forme atomique de protons, pénètre facilement les pièces métalliques. Parfois, il se combine à d'autres composés sous forme de molécules ; il peut aussi détruire ou transformer certaines phases du substrat. Les transformations provoquent des surpressions dans la matière causant des dommages tels que des fissures ou des cloques et pouvant même aller jusqu'à la rupture.

Les décapages ou dépôts électrolytiques sont cause de fragilisation par l'hydrogène.


Finition

Opération mécanique, chimique, ou électrolytique destinée à donner son aspect final à la surface en traitement.


Fontes

Alliage de fer riche de 2,1 à 6,67 % de carbone

FJoseph Membré
G

Galvanisation

Revêtement de zinc sur fer, acier, fonte en vue d'une protection contre la corrosion : utilisé en général dans le sens de galvanisation à chaud


Galvanoplastie

Recouvrement d'un objet au moyen d'un dépôt électrolytique


Grenaillage de pré-contraintes

shot-peening: Le grenaillage de pré-contraintes ou shot-peening est un traitement qui consiste à projeter à grande vitesse des petites billes: d'acier sphérique, de fil coupé rodé, de verre, de céramique… sur une surface. Le but principal du grenaillage de précontraintes est d'augmenter la durée de vie des pièces ou ensembles mécaniques soumis à des sollicitations dynamiques ou à divers problèmes de corrosion (corrosion sous-contraintes, fatigues, fretting-corrosion)


Grenaillage

Décapage superficiel des métaux par l'action d'un jet de grenaille de fonte ou d'acier.


GJoseph Membré
H

Huilage

action de plonger la pièce dans un bain d’huile, réalisée sur phosphatation pour augmenter les propriétés de base de la phosphatation

HJoseph Membré
I

Ion

Atomes ou groupe d'atomes possédant une charge électrique.


Induction

Méthode de chauffage utilisant le magnétisme


Inconel

Alliage contenant une grande quantité de nickel et de chrome


Indiumage

Dépôt électrolytique d'indium.


I.V.D

Procédé permettant l'application d'un revêtement d'aluminium par voie ionique.


ISO 14000

Cette certification permet à une entreprise de faire reconnaître sa prise en compte et sa démarche d'amélioration de l'environnement.


ISO 9000

Cette certification permet à une entreprise de faire reconnaître sa prise en compte et sa démarche d'amélioration de la qualité.


Inhibiteur

Produit ajouté à un agent corrosif en vue de ralentir l'attaque chimique de celui-ci et agissant comme un catalyseur négatif retardant la réaction acide-fer en réduisant la formation d'hydrogène.


IJoseph Membré
K

Kesternich

Test destructif mesurant la tenue en nombre de cycles d’une pièce placée dans une enceinte où est vaporisée une solution acide.

KJoseph Membré
L

Laiton

cuivre-zinc: Améliore l'adhérence fer-caoutchou. Employé en décoration. Sert de sous-couche avant nickelage des alliages de zinc (zamack).


Laitonnage

Dépôt électrolytique de laiton.


Lubrification

Opération permettant la réduction de la résistance au frottement ou à l'usure entre deux surfaces.

La lubrification peut être sèche ou humide (huilage).


LJoseph Membré
M

Masse de métal déposée par électrolyse

= masse volumique du métal à déposer X épaisseur souhaitée X surface de la pièce à revêtir.


Matoplastie

Recouvrement par écrasement de particules à l'aide d'un moyen d'impact (billes de verre) au sein d'un milieu chimique.


Meulage

Enlèvement de matière au moyen de disques rotatifs rigides formés d'abrasifs agglomérés.


Maillechorts

Alliage de Cuivre  Nickel et Zinc


Métallisation

Revêtement obtenu par projection au pistolet de métal fondu par flamme ou plasma sur un support dont la surface doit nécessairement présenter une certaine rugosité et un haut degré de propreté.


Métallisation des plastiques

Réalisation de dépôts électrolytiques sur matières plastiques ou sur corps non conducteur de l'électricité comprenant la réalisation d'une première couche conductrice généralement d'argent, obtenue par voie chimique ou par projection cathodique sous vide.


Microbillage bille de verre

Contrairement aux abrasifs utilisés en sablage sec ou humide, le microbillage ne provoque pas l'abrasion des surfaces. Le microbillage à la bille de verre est adapté pour des opérations de nettoyage, décapage, d'élimination des contraintes internes de tensions en donnant des surfaces uniformes, le traitement de finition à caractère esthétique, le contrôle d'adhérence de certains revêtements électrolytiques comme l'argent.


Mordançage

Conversion chromique des surfaces d'alliages de magnésium réalisé en général par immersion et permettant d'augmenter les propriétés anti-corrosion.

MJoseph Membré
N

Nettoyage par bille de glace hydrique

La technique de nettoyage par projection de billes de glace hydrique "procédé cryolin" est un procédé breveté par le CEA. L'installation est composée d'un générateur et d'un stockeur propulseur pneumatique de billes de glace entièrement autonome. Il permet d'obtenir à l'aide d'un pistolet à dépression, un puissant jet de billes de glace entièrement autonome. Ce jet de billes de glace s'adapte à tout substrat à traiter dans les opérations de décapage, nettoyage, décontamination.


Nettoyage par jet d'eau haute pression

Le principe du jet d'eau haute pression consiste à utiliser de l'eau déminéralisée comme outil de travail pour des applications bien distinctes: désoxydation, décapage, nettoyage, préparations de surface, découpage. Pour obtenir des vitesses de l'ordre de 600 à 900 m/s, le jet fluide est porté à très haute pression (de 800 à 4000 bars à la sortie de la buse).


Nickel chimique

Procédé de dépôt de nickel allié au phosphore, dans une moindre mesure de bore, obtenu sans aucune source de courant extérieure et qui offre des solutions techniques remarquables concurrençant ainsi les dépôts conventionnels tel le chrome.


Nickelage épais

Dépôt direct, sans interposition d'un autre dépôt d'une couche de nickel, à adhérence moléculaire, sous une épaisseur allant de quelques centièmes à plusieurs millimètres et d'une grande dureté. En général, ce traitement est utilisé dans un but mécanique ou de protection contre la corrosion, mais non décoratif. Ces dépôts sont usinables à l'outil ou à la meule.


Nickelage électrolytique

Dépôt électrolytique de nickel fait soit directement sur fer et acier, soit sur sous-couche de cuivre, dans un but de décoration ou de protection contre la corrosion.


Nickelage par métallisation au pistolet

Recouvrement par projection de nickel fondu au pistolet.


Nickel-sulfamate

Dépôt de sulfamate de nickel utilisé pour éviter les contraintes superficielles dans le revêtement. Le nickel-sulfamate est souvent utilisé en sous -couche avant chromage mais trouve aussi son intérêt dans les moules d'électroformage où il peut alors avoir une épaisseur de plusieurs millimètres.


Nitruration

Ce traitement s'effectue dans un four rempli de gaz et porté à une température comprise entre 500 et 550°C (pour les aciers classiques, le domaine de température est de 510 à 520 °C). La nitruration consiste à faire diffuser de l'azote dans le réseau cristallin du matériau métallique..

NJoseph Membré
O

Oxydation

Passage d'un corps à  un degré d'oxydation par perte d'électrons.


Oxalatation

Conversion chimique des aciers inoxydables et des aciers réfractaires. Ce traitement s'apparente à la phosphatation des aciers de construction.


Oxydation anodique chromique

L'anodisation à l'acide chromique est une anodisation incolore avec électrolyte à base d'acide chromique.


Oxydation anodique dure

Anodisation permettant d'obtenir des dépôts relativement épais et assurant un durcissement superficiel.


Oxydation anodique oxalique

Oxydation dure en milieu oxalique.


Oxydation anodique sulfurique

Traitement électrolytique de l'aluminium et de ses alliages provoquant un renforcement de la pellicule d'alumine par action de l'oxygène naissant dissocié d'un électrolyte à base d'acide sulfurique, sous courant électrique, la pièce formant une anode. La couche d'alumine peut recevoir une coloration.

OJoseph Membré
P

pH

Valeur permettant de situer le caractère acide, neutre ou basique d'une solution. Si pH < 4, la solution est dite acide, si pH=7 la solution est dite neutre, si le pH est > 7, la solution est die basique.


Palladiage

Dépôt électrolytique de palladium.


Patine

Coloration que prennent certains métaux par vieillissement naturel. Par extension le patine est aussi un traitement de conversion destiné à donner un aspect vieilli.


Peinture Riche en Zinc

Peinture riche en  zinc ou peinture à effet cathodique. Le pigment est constitué par de la poudre de zinc. Le métal joue le rôle, que l'on recouvre par un métal plus électronégatif.


Passivation

Etat que prennent certaines surfaces métalliques sous l'effet d'un traitement chimique ou électrolytique et qui est, en principe, caractérisé par une amélioration de la résistance à la corrosion grâce à une modification du potentiel.


Peinture à effet barrière

Pour diminuer le phénomène de corrosion, il suffit de créer un effet barrière empêchant l'eau d'atteindre le substrat. Les peintures à effets barrières consistent, au lieu d'augmenter l'épaisseur du revêtement, à rallonger le chemin que l'eau doit parcourir, en créant un labyrinthe dans le film de peinture à l'aide de particules lamellaires constituées par du talc, du mica, d'oxyde de fer micacé, du graphite, des paillettes de verre ou d'aluminium. La durée de protection ne dépend plus de l'épaisseur mais de la longueur du chemin que l'eau doit se frayer entre les lamelles disposées à plat les unes par dessus les autres.


Peintures à effet de polarisation

La corrosion atmosphérique est tributaire de l'existence de piles électriques à la surface du métal. Le courant électrique formé transforme le métal des zones anodiques en ions solubles dans l'eau et capables de réagir avec l'oxygène de l'air. Sachant que le courant électrique est nécessaire au démarrage de la corrosion, il suffit d'empêcher la pile d'en débiter. Les électriciens appellent cela la polarisation. Le minium élimine la création de piles en rendant alcaline, donc cathodique la surface sur laquelle il a été appliqué, excluant du même coup la présence de zones anodiques à caractère acide. D'autres pigments plombifères sont utilisés (plombate de calcium, phosphite dibasique de plomb, phospho-silicate basique de plomb, plomb métallique...).  Cependant au vu de la toxicité des produits énoncés ci-dessus on utilise plutôt du chromate de zinc, des chromates alcalino-terreux et des phosphates de zinc. Les peintures à base de phosphates ne s'utilisent pas sur l'aluminium et ses alliages.


Peintures hydrosolubles

Les liants des peintures sont en solution dans l'eau. Les peintures contiennent 10 à 20% de co-solvants.


Peintures hydrodiluables

Les liants se trouvent sous forme d'émulsion ou de dispersion. Les peintures contiennent 2 à 10% de co-solvants.


Peintures hybrides

Association de liants solubles et diluables.


Peinture métallique au zinc

Application de peinture à base de poussière de zinc.


Phosphatation amorphe

Type de phosphatation simple utilisée essentiellement dans la préparation avant mise en peinture. La phosphatation amorphe conduit à des couches très minces possédant une structure poreuse. Le bain utilisé est composé d’acide phosphorique formant des phosphates de fer.


Phosphatation au calcium

Phosphatation cristalline ayant pour but d’augmenter l’adhérence du caoutchou sur acier.


Phosphatation cristalline

Type de phosphatation évoluée permettant d’améliorer l’adhérence, la déformation à froid, la tenue à la corrosion, la tenue au frottement, l’adhérisation…selon le type de phosphatation employée (Zinc, Calcium, Manganèse). Les solutions phosphatantes sont des solutions aqueuses très diluées contenant de l'acide phosphorique, des accélérateurs et des catalyseurs. Les phosphatations cristallines sont plus épaisses que les phosphatations amorphes.

La phosphatation zinc propose de bonnes propriétés anti corrosion et de déformation à froid.

La phosphatation manqanèse apporte de bonnes propriétés anti corrosion et l’amélioration des propriétés de frottement.


Piqûres

Terme désignant tout enlèvement ou déplacement de matière se traduisant par la formation de cavités superficielles.


Placage

Revêtement métallique obtenu en appliquant une feuille d'un métal résistant à la corrosion sur la surface d'un métal commun, l'adhérence entre les deux métaux étant obtenue par laminage à froid


Plasmas froid

Gaz excités par un champ électromagnétique haute fréquence pouvant bombarder des élastomères ou des matériaux plastiques et modifier leur énergie de surface pour conduire à une activation ou une passivation superficielle sur quelques centièmes de microns sans aucune altération massique. Les caractères pouvant ainsi être modifiés sont l'adhésivité, la mouillabilité, la dureté, le frottement…


Plastique

Molécules organiques dont le noyau est constitué d'un atome de carbone et qui ont polymérisé pour former une molécule gante possédant des propriétés thermiques, électriques, optiques et mécaniques particulières.


Plastification

Projection au moyen d'un appareil appelé pistolet plastiqueurs de matières plastiques fondues.


Plombage

Terme général désignant un revêtement de plomb sur fer, acier, métaux cuivreux en vue d'une protection contre la corrosion quelque soit le procédé. Utilisé couramment dans le sens plombage à chaud: revêtement de plomb par immersion dans un bain de plomb fondu. Autres procédés de plombage: plombage par métallisation au pistolet, plombage à la goutte, plombage à la  feuille.


Plombage à la feuille

Plombage à la feuille


Plombage électrolytique

Dépôt électrolytique de plomb


Plombage par métallisation au pistolet

Recouvrement par projection de plomb fondu au pistolet.


Plombage à la goutte

Apport sur une surface en forte épaisseur de plomb fondu au chalumeau.


Polissage bille

Procédé vibratoire pièces-billes d'acier, pour métaux ferreux et alliages à effet de brillantage. Il convient de s'assurer du bon état de surface de la pièce avant traitement et d'analyser les risques de coincement des billes.


Polissage électrolytique

Opération consistant à traiter la pièce en anode dans un électrolyte de composition déterminée, et sous des conditions électriques telles que les aspérités de la surface se trouvent dissoutes préférentiellement. Cette opération, dont le résultats dépend, dans une certaine mesure de la structure des matériaux, est réalisée soit dans un dessein décoratif, soit pour conférer à la surface des propriétés spéciales vis-à-vis de la corrosion, du frottement, de l'usure... soit encore comme préparation de surface avant application de revêtement.


Polymérisation

Réaction chimique par laquelle les petites molécules réagissent entre elles pour former des molécules de masse molaire plus élevée.


Porosité

Micro-discontinuité pouvant de former pendant l'élaboration d'un métal ou d'un revêtement


Poudrage

Le poudrage consiste en une projection électrostatique de poudre sur un substrat. La poudre est dans un premier temps fluidisée dans un bac puis transportée par de l'air vers le pistolet de projection. Le mélange air/poudre passe au travers une électrode, ce qui permet de rendre la poudre électrostatique. Ainsi cette dernière se dépose naturellement sur le substrat relié à la masse.


Palladiage

Dépôt électrolytique de palladium.


Patines

Au sens premier du terme, le terme patine ne désigne que la couche naturelle du cuivre. Cependant, ce terme peut aussi être étendu à tout procédé de conversion dont le résultat est la formation d'une couche colorée. Les bains associent souvent un acide ou un oxydant à un ion capable de développer une couleur par formation d'un sel.


PRI NADCAP

NADCAP est un projet de collaboration, créé pour l’assurance qualité dans les secteurs de l’aérospatiale et de la défense. Son objectif est double : améliorer la qualité et réduire les coûts. Certains donneurs d’ordres aéronautiques requièrent cette accréditation dans leur cahier des charges fournisseurs.


Projection plasmas

On établit de manière continue un arc électrique entre deux électrodes (cathode: cuivre; anode: tungstène thorié). A travers cet arc, on injecte un gaz porteur plasmagène qui peut être soit de l'argon, soit des mélanges argon-hydrogène, ou argon-hélium. Le plasma obtenu est un mélange ionisé neutre. Le matériau à projeter se présente sous forme de poudre pulvérulente véhiculée par un gaz porteur argon et introduit dans le plasma à l'avant du chalumeau. Les poudres métalliques acquièrent des énergies thermiques et cinétiques élevées. Les températures obtenues peuvent atteindre 10 000°C. La vitesse des particules dépasse Mach 1. Les dépôts plasmas trouvent de nombreuses applications (anti-usure, anti-érosion, anti-vibration,...) aussi bien sur pièces neuves pour protection ou rattrapage de côtes, que sur pièces usées en service. Ils peuvent atteindre plusieurs millimètres.


Projection thermique

Appelée couramment métallisation, la projection thermique permet de réaliser des dépôts de forte épaisseur (de 0.1 à plusieurs millimètres) de métaux, alliages, céramiques, carbures…  Elle peut être réalisée par flamme, plasmas, arc électrique… et permet de répondre à tous les problèmes de tribologie, frottement, usure, abrasion, isolation thermique et électrique.


Protection cathodique

La protection cathodique est assurée par des dépôts dont le potentiel électrochimique est plus faible que celui du substrat. Ainsi, le métal déposé (en général le zinc) jour le rôle d'une anode sacrificielle dans le cas où la surface de l'acier se trouve mise à nue.


P.V.D (physical vapor deposition)

Les dépôts sous vide regroupent différentes techniques (pulvérisation, évaporation, pulvérisation cathodique…) permettant de réaliser sous faible pression et à basse température toutes sortes de revêtements (métaux, alliages, céramiques... Ce procédé est non polluant : il permet de traiter n'importe quel type de substrat par). En revanche, il subsiste quelques inconvénients comme une  faible vitesse de dépôt (5 microns/heure) et la difficulté de traiter des alésages de faibles diamètres.


Pyrolyse (décapage par)

Effectué dans un four chauffé aux alentours de 450°C, le décapage par pyrolyse permet d'éliminer la peinture présente sur les pièces (supports d'accrochages…) par brûlage.

PJoseph Membré
R

rH

potentiel d'oxydo-réduction: valeur permettant de mesurer le caractère oxydant ou réducteur d'une solution. La valeur du rH est faite par la mesure d'un potentiel électrochimique.


Rechargement

Opération consistant à apporter du métal sur une pièce mécanique usée, en vue de lui restituer sa côte d'origine. Le rechargement peut se faire par divers procédés: chromage dur, nickelage épais, métallisation au pistolet, fusion au chalumeau ou à l'arc, électrolyse au tampon…


Recuit

Chauffage du matériau au-dessus du point de transformation et refroidissement relativement lent. Le but du recuit est d'adoucir les aciers en éliminant les effets antérieurs de fabrication (écrouissage, trempe) ainsi que les impuretés dues à leur élaboration (laminage, soudage…).


Revenu

Chauffage au-dessus du point de transformation pendant un temps déterminé suivi d'un cycle de refroidissement.


Revêtements

Ils constituent une barrière physique entre le milieu agressif et le métal à protéger. Leur efficacité dépend de leur comportement propre vis à vis du milieu agressif ainsi que de l'uniformité du revêtement.


Revêtement lamellaire

Revêtement qui se compose d’un dépôt sous forme de lamelles microscopiques superposées (zinc, aluminium…) subissant une cuisson après application et apportant une protection anti-corrosion au substrat.


Revêtement métallique

Terme généralement utilisé pour désigner tout procédé de traitement, protection, décoration d'un métal (ou autre matière) par voie de recouvrement d'un autre métal.


Revêtements non métalliques

Les revêtements non métalliques sont soit des peintures, soit des polymères, soit des goudrons.


Revêtements lubrifiants

Revêtement organique apportant à la surface des pièces des lubrifiants solides tels que PTFE, bisulfure de molybdène. On obtient ainsi des films secs présentant un bon coefficient de frottement.


Rhodiage

Dépôt électrolytique de rhodium, métal noble, utilisé en bijouterie pour dépôts sur l'or gris et dans le domaine industriel pour sa résistance aux hautes températures et aux milieux très corrosifs.


Rouille blanche

Oxydation du zinc


Rouille rouge

Oxydation des matières à base de fer


Ruthéniage

Procédé de formation de ruthénium sur une surface. Le dépôt de ruthénium est de couleur grise plus ou moins foncé. Il est utilisé pour la décoration. Ce dépôt possède aussi de bonne propriétés de résistance à la corrosion, sans constituer une barrière étanche.


Rhodiage

Procédé de formation d'un revêtement métallique de rhodium sur une surface. Les dépôts de rhodium s'effectuent directement sur argent et nickel mais aussi sur cuivre et laiton  et après sous couche de nickel et d'argent sur étain, plomb ou zinc.


Rectification du chrome dur

procédé mécanique d'usinage de surface plane ou cylindrique pour améliorer l'état de surface de la pièce


Ressuage

méthode de contrôle non destructif très utilisée dans l'aéronautique, l'industrie de production d'énergie, les transports et les prothèses chirurgicales. Cette méthode permet de mettre en évidence des discontinuités débouchantes (fissurecrique)


Rinçage

Opération consistant à enlever les produits chimiques issus des précédentes phases de traitement et encore présents à la surface de la pièce avec de l'eau parfois additionnée d'acide. Il existe différents modes de rinçage: statique, cascade, trempé, aspersion…


Rubriques ICPE

Il faut distinguer les rubriques activités qui décrivent l’activité de l’entreprise et les rubriques substances qui prennent en compte la toxicité des produits chimiques détenus par l’entreprise.


Rugosité

Détail géométrique d'une surface reflétant les écarts entre la hauteur la plus élevée et la plus faible. Cette grandeur mesurée par un micromètre s'exprime généralement en microns. Une rugosité élevée permet d'assurer une meilleure base d'accrochage pour les dépôts ultérieurs.


RJoseph Membré
S

Sablage

Technique utilisée pour obtenir un revêtement en plongeant les pièces dans un bain. Le dépôt peut être réalisé à l’attache, au tonneau, ceci, sans apport de courant.


Satinage

Le satinage a pour but l'atténuation des rayures. Il s'effectue en bain basique par enlèvement de métal.


Sérigraphie

Techniques d’impression


Siccité

Teneur en matières sèches dans un déchet solide (en général les boues de station) exprimée en gramme de matière sèche par litre de boues.


Shérardisation

Cémentation par le zinc: diffusion superficielle par voie thermique de zinc dans l'acier afin de conférer à la surface de ce dernier une résistance à la corrosion.


Shoopage

Procédé de métallisation au moyen d'un pistolet chalumeau pulvérisant du fil fondu.


Sous-couche

Dépôt intermédiaire de faible épaisseur entre le substrat et le revêtement fonctionnel servant de base d'accrochage ou permettant de renforcer les propriétés fonctionnelles du revêtement


Substrat

Matériau sur lequel les revêtements sont appliqués ou produits.


Stabilisation des boues

Le rôle de la stabilisation est de donner aux boues les caractéristiques nécessaires à leur acceptation dans les centres de stockage de déchets ultimes stabilisés.


SJoseph Membré
T

Téflonnage

Revêtement anti-adhérent et auto-lubrifiant de téflon fondu sur le métal par un procédé spécial qui n 'affecte nullement la résistance mécanique de l'acier.


Temps d’électrolyse

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Thermodurcissables

Revêtement de la famille des époxy et polyester.


Thermolaquage

Le thermolaquage est un système de protection contre la corrosion qui s'effectue sur de l'acier galvanisé, aluminium…Les pièces préalablement préparées sont recouvertes de poudre par procédé électrostatique, puis cuites au four.


Thermoplastiques

Revêtements de la famille des polyéthylènes…


Traitement chimique

Action de produits chimiques sur une surface métallique (exemple: dégraissage de pièces métalliques par de la potasse chaude). Procédé chimique ayant pour but de transformer superficiellement un métal en un sel insoluble de ce métal susceptible de limiter ou d'écarter une attaque ultérieure par certains agents chimiques (exemple: phosphatation des alliages ferreux, de zinc ou d'aluminium, chromatation du zinc…)


Traitement de conversion

voir oxydation anodique, sulfuration, phosphatation, chromatation


Traitement de surface

Entrent dans la catégorie traitement de surface tous les procédés de revêtements  visant à modifier les propriétés de surface d’un métal sans modifier les propriétés mécaniques.


Traitement thermique

Modification des propriétés mécanique d’un métal


Traitement thermochimique de diffusion

Le principe consiste à chauffer les pièces à une température donnée, suivant la nature des matériaux, puis à diffuser en même temps des métalloides ou des métaux dans une couche superficielle plus ou moins épaisse. Suivant le cas, les traitements de diffusion peuvent être réalisés en phase liquide, solide ou gazeuse. Voir aussi aluminisation, chromisation.


Trempe par haute fréquence

Expression employée dans la pratique, sous forme impropre, pour désigner un procédé de trempe dans lequel les pièces sont chauffées par l'induction de courant à haute fréquence. La trempe obtenue, est, en général, une trempe superficielle. La profondeur de la couche trempée varie dans le même sens que le temps pendant lequel on laisse chauffer la pièce et suivant la longueur d'onde des courants employés. Ce procédé est utilisable avec tous les agents de refroidissements utilisés dans les techniques faisant appel à d'autres moyens de chauffage (air, huile, eau…).


Traitement par transformation structurale

Voir fusion et trempe superficielle, induction, laser, faisceau d'électrons.


Tribo-finition tonnelage

Procédé d'abrasion mécano-chimique par mise en mouvement vibratoire des pièces et abrasifs pour tous matériaux permettant un ébavurage extérieur, un décalaminage et ayant un effet de rayonnage, polissage, lissage et brillantage. Particulièrement adapté pour les grandes séries.


Tonneau

Dispositif permettant de traiter les pièces en vrac


Tribologie

Science et technologie de l'interaction des surfaces en mouvement relatif et des pratiques s'y rapportant.


Trempe

Chauffage au dessus du point de transformation pendant un temps convenable et refroidissement rapide à l'air ou dans une substance donnée (eau, huile…).

TJoseph Membré
U

Usure

Perte progressive de matière de la surface active d'un corps par suite des mouvements relatifs d'un autre corps sur cette surface.

UJoseph Membré
V

Valorisation des boues

Récupération des éléments des boues présentant une valeur intrinsèque.


Vernis

produit non métallique créant un film protecteur sur une pièce.


Voie humide

Voir revêtements électrolytiques, dépôts chimiques, dépôts par immersion, peintures


Voie sèche

Voir dépôt par projection flamme et plasma, poudrage électrostatique, rechargement par soudure, dépôts chimiques en phase vapeur, dépôt physiques en phase vapeur.


Voie thermique

voir décapage thermique avec ou sans atmosphère, flammage, effet Corona


Vernis de glissement

Revêtements organiques apportant à la surface des pièces traitées un film sec présentant un très bon coefficient de frottement.


V.L.E (valeur limite d'exposition)

Valeur maximale (instantanée ou mesurée sur une période égale au plus à 15 minutes) de la concentration d'une substance dans l'air qui ne doit pas être dépassée sans risque pour la santé.


V.M.E (valeur moyenne d'exposition)

Valeur admise pour la moyenne dans le temps des concentrations auxquelles un travailleur peut être exposé au cours d'un poste de travail de 8 heures.


VJoseph Membré